dimanche 18 mars 2012

Robert Schnerb

Après les années passées au « couvent laïque » de Sèvres qui l'ont émancipée de son milieu familial et de l’autoritarisme paternel, et donc du risque d'un mariage arrangé et d'une vie d'épouse de commerçant, ou de notable, Madeleine n'imagine plus se marier.
Désormais professeur, et exerçant son métier avec passion, elle est indépendante.
Cependant, à Clermont-Ferrand, isolée et en délicatesse avec sa directrice, elle rencontre Robert Schnerb.
Depuis la rentrée 1926, après ses années de service militaire dans la météorologie, et trois mois effectués au lycée de Nancy, contrairement à ses vœux, il n'est pas nommé à Dijon mais à Clermont-Ferrand, au lycée Blaise-Pascal.
Tout les rapproche.

En 1928 au jardin Lecocq de Clermont-Ferrand; photo probablement prise par un ami de Robert.


Ils sont tous les deux nés à Dijon en 1900 et se sont sans doute croisés dans leur enfance, ils sont issus d'un milieu de juifs commerçants. Il sont athées et très républicains (Robert est de plus en plus marqué à gauche). Enfin, ils sont agrégés d'histoire et très critiques par rapport au savoir et à l'enseignement académiques.
L'affaire de l'évêché les rapproche.
Il se marient le 2 avril 1928 et auront deux enfants rapidement.
Madeleine et Robert se consacrent alors à leur travail intensément, ils sont membres actifs de la société des professeurs d'histoire et de géographie et rédigent des articles pour le Bulletin.
Robert prépare une thèse sous la direction d'Albert Mathiez et Madeleine le seconde dans cette tâche ardue et de longue haleine.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire